La réserve de Banyuls-Cerbère est un paradis du plongeur accessible en France. Elle regorge d’espèces marines dont les stars sont les mérous, dentis, murènes, poulpes, et plus rarement les raies ou les barracudas. Mais son véritable joyau est constitué par ses quantités démentielles de poissons, résultat de 52 années de protection, permettant d’apercevoir encore aujourd’hui la profusion de vie qui régnait autrefois dans la Méditerranée .
LE DÔME (0-21m)
concentré des espèces phares de la réserve
chances modérées de pélagique (raies, thons)
qualité variable / courant fréquent
Le dôme encapsule parfaitement tous les joyaux de la réserve marine sur un site relativement peu étendu: un dôme de pierre d’une vingtaine de mètres de diamètre, dont le sommet affleure à 5m de profondeur. Il concentre sur ce petit espace une profusion de mérous, de sars tambour, de corbs et de dentis, parfois agglutinés sur le site par une thermocline montante. Y trouver des nudibranches (doris dalmatiens, hervias, flabellines) est assez aisé. Les barracudas (bécunes de méditerrannée) y chassent souvent.
Mais c’est l’apparition régulière de GROS, attiré par le courant -parfois moyen à fort- et les athérines, qui constitue pour beaucoup le véritable attrait du site. En effet, la visite surprise de pélagiques tels que des thons, liches, bonites ou autres raies aigles et pastenagues n’est pas rare.
A noter que le dôme est un site de qualité inégale, qui laisse parfois une impression de “vide” aux plongeurs qui l’ont vu sous un beau jour. En effet, exposé au courant et à la tramontane, et couvert souvent plus longtemps que d’autres sites d’algues brunes filamenteuses en période de bloom, le site change en un clin d’oeil.
Un moniteur expérimenté, si les conditions s’y prêtent, saura y trouver une dizaine de gorgones pourpres, quelques coins à poulpes et un pinacle à raies…
CAP L’ABEILLE (0-30m)
site immense
diversité d’espèces et de substrats
faibles chances de pélagique
parfois très fréquenté
C’est sans conteste le site le plus vaste et le plus varié de la réserve. En effet, il est constitué de l’enchaînement d’une pointe de cap, d’un sec découvrant, de remontées rocheuses et d’un riche coralligène dans son prolongement. Allant jusqu’à 30m de profondeur, le site saura ravir les plongeurs de tous les niveaux.
Son étendue justifierait d’y faire au moins 3 plongées. Autour du sec principal ont élu domicile de vastes bancs de sars à tête noire et de saupes, et de nombreuses daurades royales et loups demeurent dans les remous des premiers mètres. Ses 4 pinacles secondaires sont riches en mérous, dentis de belle taille, sars tambours, corbs, et nudibranches éolidiens (flabellines, hervias). Sur ses éboulis rocheux il n’est pas rare de croiser murènes et poulpes. Son riche coralligène regorge de doris (dalmatiens, cantabriques, et parfois géants), de corail rouge de méditerranée et de rascasses. De verdoyants herbiers de posidonies et des fonds sableux entourent le site.
Un moniteur connaissant bien le site saura vous emmener au-delà de ses limites pour y chercher des stations de nettoyage où peuvent notamment passer – généralement de fin mai à fin juillet- des poissons-lunes.
MEROUVILLE (15-25m)
spectaculaires bancs de barracudas assez fréquents
coralligène assez riche
à éviter si la thermocline est au-dessus de 20m
Voilà un site qui ravira les plongeurs au-delà du niveau 1. Hélas, ce site ne figure que trop rarement au planning des clubs à cause de l’absence de faibles profondeurs et de balisage fixe. Ses trois pinacles rocheux partent de 22-25m pour culminer à 14m, et ils s’étirent à leur base en un coralligène riche en espèces.
A quoi ressemble une plongée sur ce site? On regarde fréquemment dans le bleu pour apercevoir les formes changeantes du banc de barracudas et occasionnellement du gros de passage, et simultanément on progresse minutieusement de la base vers le sommet des pinacles rocheux en cherchant les nudibranches, les murènes et la faune fixée.
TINYES (0-23m)
bancs de poissons impressionnants
proximité de la réserve intégrale
tombants verticaux (rare dans la région)
Deux secs découvrants qui se prolongent en tombants verticaux de 15 m par endroits font l’originalité géologique du site. Des bancs très denses d’oblades, de sars à tête noire, de saupes ou d’athérines se nourissent sur le site, et l’on peut y apercevoir toutes les espèces emblématiques de la réserve.
Depuis quelques années, on y croise régulièrement des balistes communs, de magnifiques poissons qui y nidifient durant l’été.
Hi, this is a comment.
To get started with moderating, editing, and deleting comments, please visit the Comments screen in the dashboard.
Commenter avatars come from Gravatar.